BONJOUR, MOI C’EST AUDREY.

Pendant longtemps, j’ai cru savoir qui j’étais.

Enfin… je croyais.

Parce qu’en regardant d’un peu plus près, je me suis rendu compte que mon identité s’était construite sur des fondations faites de beaucoup de choses que l’on m’avait enseignées.

Ce qu’on m’avait appris.
Ce qu’on disait de moi.
Ce que je devais être.
Ce qu’on attendait de moi.
Ce que j’avais fini, moi aussi, par valider comme vrai.

Et à force, je m’étais identifiée à tout ça.

Mais moi, dans l’histoire, j’étais qui ?

Avant les attentes.
Avant les rôles.
Avant les « il faut », les « tu dois », les « tu es comme ça ».

Qui étais-je avant tout ça ?

Portrait d’Audrey Maselli en extérieur

JE ME SUIS SOUVENUE DE L’ENFANT QUE J’ÉTAIS.

Une enfant profondément créative.

Il y avait de la musique, du dessin, de la poésie, des histoires.

Des choses qui vibraient à l’intérieur de moi et qui demandaient simplement à sortir.

Puis la vie s’est construite.

J’ai grandi.

J’ai appris à m’adapter, à faire ce qu’il fallait faire, à tenir mes rôles, à répondre aux attentes, à devenir une adulte capable de gérer sa vie.

Et quelque part sur le chemin, une partie de moi a été rangée au placard.

Pas disparue.
Rangée.

Je me suis perdue derrière tout ce que je pensais devoir être.

Derrière les rôles.
Derrière les croyances que j’avais fini par valider comme des vérités.
Derrière mes peurs.
Derrière mes angoisses.
Derrière mon mal-être.

Jusqu’à parfois ne plus vraiment savoir qui j’étais.

Et pendant des années, j’ai continué à construire par-dessus.

Jusqu’au jour où mes fondations ont commencé à s’écrouler.

SI J’ENLÈVE TOUT ÇA… QU’EST-CE QU’IL RESTE DE MOI ?

Cette question est arrivée beaucoup plus tard.

Et elle m’a profondément déstabilisée.

Si j’enlève tout ce que j’ai appris à être…
Tout ce que j’ai cru de moi…
Tout mon mal-être…

Qu’est-ce qu’il reste de moi ?

Et puis la question est allée encore plus loin.

Si je ne suis plus victime de rien…
Si je ne suis plus en souffrance…
Si je ne suis plus constamment en train de devoir apprendre, comprendre, guérir ou grandir…

Qui suis-je sans tout ça qui, pendant si longtemps, a donné du sens à ma vie ?

Parce que même le développement personnel peut finir par devenir une identité.

Toujours quelque chose à comprendre.
Toujours quelque chose à travailler.
Toujours quelque chose à guérir.
Toujours une meilleure version de soi à atteindre.

Et si, pendant quelques minutes, il n’y avait plus rien à réparer ?

Qui suis-je alors ?
Qu’est-ce que j’aime ?
Qu’est-ce qui me fait vibrer ?
Qu’est-ce que je choisis quand je ne suis plus occupée à devenir quelqu’un ?
Qu’est-ce qu’il reste quand je m’autorise simplement à être ?

C’est là que j’ai commencé à comprendre quelque chose qui allait devenir essentiel pour moi :

Être soi suffit.

MAIS AVANT ÇA, IL Y A EU UN PREMIER CHOIX.

Un jour, j’ai fait une vidéo.

Sept minutes.

Une qualité d’image pas terrible.
Un son encore pire. 😄

Elle s’appelait « Nouveau cap, nouvelle vie ».

À l’époque, je n’avais aucune idée de ce que cette vidéo représenterait pour moi presque dix ans plus tard.

Ce jour-là, j’ai simplement décidé que je ne voulais plus continuer à vivre ma vie de la même façon.

Je ne voulais plus uniquement raconter ce qui m’arrivait.

Je voulais commencer à regarder ce que, moi, je pouvais choisir.

Je ne connaissais pas encore tout ce que j’ai découvert depuis sur le concept de soi, les croyances, les émotions, les mots, les intentions ou la manifestation.

Je n’avais pas de méthode.

Je n’avais même pas vraiment de plan.

J’avais une décision.

J’ai posé mes mots dans cette vidéo un peu comme on jette une bouteille à la mer.

Puis j’ai continué ma vie.

Je me suis parfois rapprochée de cette femme que j’avais envie de devenir.

Je me suis parfois complètement reperdue.

J’ai repris d’anciens chemins.

J’en ai découvert d’autres.

J’ai oublié certaines choses que je m’étais pourtant promises.

Et puis, presque dix ans plus tard, je suis retombée sur cette vidéo.

Par hasard.

Et j’ai pleuré.

Parce que j’écoutais cette Audrey d’il y a dix ans parler de la vie qu’elle voulait et je réalisais qu’une partie de ce qu’elle avait posé là existait aujourd’hui.

Pas exactement comme elle l’avait imaginé.

Je ne suis pas arrivée au bout de je ne sais quel chemin.

Tout n’est pas accompli.

Et heureusement, d’ailleurs. 😄

Mais je suis tellement plus près de moi.

Et surtout, je suis tellement plus heureuse en ma propre compagnie que je ne l’étais à cette époque.

C’est probablement ce qui m’a le plus bouleversée.

Alors je te partage cette vidéo telle qu’elle est.

Pas comme une recette.

Pas comme la preuve qu’il suffirait de prononcer les bons mots pour que tout arrive exactement comme on l’a décidé.

Mais comme la trace d’un moment où une femme a commencé à se choisir.

« Nouveau cap, nouvelle vie »

Peut-être que c’est ça, finalement, un nouveau départ.

Pas le jour où toute ta vie change.

Le jour où quelque chose change en toi.

Le jour où tu poses une première pierre différente.

Puis une autre.

Et parfois, tu en enlèves une parce que tu réalises qu’elle n’était même pas à toi.

J’AI COMMENCÉ À DÉPOSER LE BAGAGE.

Pas à jeter mon histoire.

Elle fait partie de moi.

Mais à regarder ce qu’elle contenait et à me demander :

Ça, est-ce encore à moi ?
Ça, est-ce que je veux encore le porter ?
Cette façon de penser, est-ce qu’elle me correspond aujourd’hui ?
Cette vérité que j’ai toujours considérée comme absolue…
Ah bon ?

Et petit à petit, quelque chose a changé.

Je n’avais plus besoin de trouver LA bonne façon d’être.

Je pouvais choisir mes propres fondations.

Pas une fois pour toutes.

Aujourd’hui.

Puis demain s’il le faut.

Parce que nous évoluons.

Et parce que j’ai fini par comprendre que je pouvais regarder mon histoire avec tendresse sans être obligée de continuer à la rejouer.

C’EST DE LÀ QU’EST NÉ ÊTRE SOI.

Je n’ai pas créé cet endroit parce que je serais arrivée quelque part où tout serait réglé.

Je continue à apprendre.

Je continue à expérimenter.

Je continue à me surprendre.

Et parfois, évidemment, je continue à me raconter de sacrées histoires. 😄

La différence, c’est que maintenant, je les regarde.

Et parfois, je leur réponds simplement :

« Ah bon ? »

Parce qu’une pensée peut nous sembler être une vérité pendant vingt ans…

jusqu’au jour où l’on ose lui poser une question.

Alors ici, je ne veux pas te dire qui tu dois devenir.

Ce serait assez contradictoire avec tout ce que je viens de te raconter. 😄

J’ai envie de t’offrir un espace pour revenir à toi.

Un endroit où tu peux prendre quelques minutes et te demander :

Qu’est-ce qui se passe réellement en moi ?
Qu’est-ce que je ressens ?
Qu’est-ce que je me raconte ?
Qu’est-ce que j’ai envie de garder ?
Qu’est-ce que j’ai envie de déposer ?
Qu’est-ce qui me fait du bien, à moi ?
Et qui ai-je envie d’être, ici et maintenant ?

Ces questions paraissent simples.

Et pourtant…

Quand on commence vraiment à y répondre, on découvre parfois tellement de couches de réponses apprises, de rôles, d’habitudes, de croyances et d’attentes que la question revient :

« Mais qui suis-je derrière tout ça ? »

Et c’est peut-être là que quelque chose commence.

QUOI D’AUTRE EST POSSIBLE ?

J’aime énormément cette question.

Parce qu’elle ouvre.

Elle ne décide rien pour toi.

Elle ne te dit pas que ce que tu vis aujourd’hui est mauvais.

Elle ne te dit même pas ce que tu devrais changer.

Elle demande simplement :

Et quoi d’autre est possible ?

Comment cela pourrait-il devenir encore mieux ?

Quelle posture voudrais-tu essayer ?

Quelle version de toi aimerais-tu laisser davantage de place aujourd’hui ?

Pas dans six mois.

Maintenant.

Parce que ce moment-ci est déjà à toi.

ET PUIS IL Y A AUDÉAME.

Parce que la petite fille qui avait rangé sa créativité au placard a fini par rouvrir la porte.

Et apparemment, elle avait gardé beaucoup de choses à l’intérieur. 😄

J’ai recommencé à écrire.

À créer.

À écouter ce qui voulait sortir.

Et c’est comme ça qu’Audéame est née.

Aujourd’hui, je crée des chansons.

J’écris.

Je partage.

Je crée ce blog.

Je crée aussi des podcasts.

Et finalement, toutes ces formes d’expression viennent du même endroit.

Parce que j’ai compris quelque chose de très simple :

Tout ce qui est dehors n’est plus dedans.

Mettre des mots sur quelque chose, l’écrire, le raconter, le chanter, parfois simplement l’écouter…

ça peut faire remonter quelque chose que l’on portait sans même savoir que c’était là.

Tu as sûrement déjà vécu ça.

Une chanson commence.

Et sans vraiment comprendre pourquoi, tu as les larmes aux yeux.

Ou elle te donne soudain envie de danser.

De respirer plus grand.

De te relever.

Quelques notes viennent parfois toucher exactement l’endroit où les mots n’arrivaient plus à aller.

Quelque chose se met en lumière.

Quelque chose se révèle.

Et parfois, rien que de le ressentir enfin, ça soulage.

C’est pour ça que je crée mes chansons.

POUR MOI, CE NE SONT PAS SIMPLEMENT DES CHANSONS.

Certaines sont là quand tu as besoin de force.

Certaines viennent te rappeler ta valeur.

Certaines parlent de la peur de changer.

D’autres d’amour, de relations, de liberté, de confiance, de ce que l’on perd et de ce que l’on retrouve.

Certaines disent :

Je m’affirme.
Je prends ma place.
Je suis le changement.
Je suis libérée.
Être soi suffit.

Et puis il y en a qui ont simplement envie de remettre de la joie dans une journée.

Je chante ma vie comme dans les dessins animés.

Parce que parfois, on a aussi le droit de chanter, de rire, de danser et de remettre un peu de lumière là où tout était devenu beaucoup trop sérieux.

Toutes ces chansons sont différentes.

Mais au fond, elles ont quelque chose en commun :

Elles sont là pour te ramener à toi.

Pas à moi.

À toi.

TES FONDATIONS NE SERONT JAMAIS LES MIENNES.

Et heureusement.

Je peux partager mon histoire.

Mes expériences.

Les outils qui m’aident.

Mes réflexions.

Mes chansons.

Mais je ne sais pas ce qu’une chanson va réveiller en toi.

Je ne sais pas quelle phrase d’un article va rester.

Je ne sais pas quel podcast va soudain te faire penser :

« Ah… ça, ça me parle. »

Et finalement, je trouve ça magnifique.

Parce que ça ne se passe pas en moi.

Ça se passe en toi.

Ce que je crée peut simplement venir éclairer quelque chose qui était déjà là.

Une émotion.
Une envie.
Une peur.
Une question.
Une partie de toi que tu avais peut-être oubliée.

Je peux allumer une petite lumière.

Mais je ne peux pas décider de ce qu’elle va éclairer chez toi.

Et je ne veux surtout pas le décider à ta place.

Parce qu’ensuite, c’est ton chemin.

ICI, TU CHOISIS.

Tu choisis ce que tu lis.

Tu choisis ce que tu écoutes.

Tu choisis la chanson dont tu as besoin aujourd’hui.

Tu choisis de répondre à une question.

Ou simplement de rester quelques minutes avec toi-même.

Tu choisis même de fermer cette page et de revenir un autre jour.

Parce que c’est justement ça que j’ai envie de remettre au centre :

Ton choix.

Ta vie.
Ton rythme.
Tes fondations.

Pas celles que quelqu’un d’autre aurait choisies pour toi.

Et peut-être qu’aujourd’hui, la question n’est même plus seulement :

« Qui suis-je ? »

Peut-être qu’elle devient aussi :

« Qui ai-je envie d’être à partir de maintenant ? »

Je ne peux pas changer celle que j’étais hier.

Je peux l’accueillir.

Je peux comprendre ce qu’elle a vécu.

Je peux garder ce qu’elle m’a appris.

Et aujourd’hui, je peux choisir à partir de quelle version de moi j’ai envie de vivre la suite.

C’EST L’ESPACE QUE J’AI ENVIE DE T’OFFRIR ICI.

Un endroit où tu peux revenir à toi.

Écouter une musique.

Lire quelques lignes.

Écouter un podcast.

Te poser une question.

Ressentir ce qui te traverse.

Retrouver quelque chose que tu avais oublié.

Ou découvrir quelque chose de toi que tu ne connaissais pas encore.

Je ne sais pas où cela te mènera.

Et je n’ai pas envie de le savoir à ta place.

Parce que le chemin est le tien.

Moi, je peux semer quelques graines.

Partager ce que mon propre chemin m’a appris.

Créer des choses qui, peut-être, feront résonner quelque chose en toi.

Et toi, tu verras ce qui pousse.

C’est ma façon de passer le relais.

Parce que je crois que nous avons tous quelque chose à transmettre.

Pas lorsque nous serons parfaits.

Pas lorsque nous aurons tout compris.

Maintenant.

À notre façon.

SOIS LA PLUS BELLE ET LA PLUS GRANDE HISTOIRE D’AMOUR DE TA VIE.

Si ce blog, une chanson, un podcast, une question ou simplement quelques minutes passées ici peuvent t’aider à poser une pierre qui te ressemble davantage, alors j’en serai profondément heureuse.

Et honorée.

Je ne suis pas arrivée.

Je chemine aussi.

Je ne sais pas exactement où mon chemin va encore me mener.

Et je ne sais absolument pas où le tien va te mener.

Mais c’est peut-être justement ce qui rend l’aventure intéressante.

Alors, pour aujourd’hui, tu peux simplement commencer ici.

Avec toi.

Sans avoir besoin de tout réparer.
Sans avoir besoin de tout comprendre.
Sans avoir besoin de devenir quelqu’un d’autre avant de t’autoriser à vivre.

Et si, finalement, il n’y avait rien à prouver ?

Et si être soi suffisait ?

Alors…

Et si la personne à découvrir, c’était toi ?